Information sur les implants mammaires.

Stratégie médicale de sécurité.
Méthodologie du choix des implants mammaires
 


A l’occasion de la polémique concernant la perte de qualité des implants PIP, et les failles des organismes de contrôle visant à assurer et contrôler cette qualité, je souhaite apporter une information aux  patientes ou familles , concernées par ce sujet.
 
Mon processus de choix des marques des implants mammaires utilisés lors des Reconstruction ou des Augmentations Esthétiques a toujours été par le passé, guidé par l’intérêt des patientes a long terme et il tient compte des arguments suivants :
 
1) Mon choix s’est forgé avant tout autour d’arguments de technologie la meilleure en termes de matériaux et procédés de fabrications,
 
2) Par  les qualités des entreprises concernant leur taille importante (garante d’un service Recherche et Développement adaptés), leur volume de production important, et leur implantation mondiale, apportant un rapide retour d’expérience sur les canaux médicaux d’informations
 
3) Et ceci, malgré le coût plus élevé de ces prothèses, corollaire incontournable de cette qualité haut de gamme recherchée.
 
4) Par une utilisation d’un nombre restreint de marques, parmi le très grand nombre de marques et dispositifs existant sur le marché,
 
5) Enfin, par une grande constance et une fidélité aux choix initiaux, permettant d’inscrire ma pratique dans la durée, et d’élever le niveau d’exigence finale.
 
Après avoir énoncé mes principes de choix et ma philosophie de sécurité, cela justifie que je n’utilise que deux marques seulement MENTOR  PEROUSE PLASTIE et NAGOR parmi une offre de choix très large.
 
Cependant, je reste à la disposition de toutes les patientes ayant reçu dans d’autres centres des implants PIP, afin de leur assurer une surveillance médicale et de leur proposer un remplacement dans des conditions compatibles avec ma philosophie de Sécurité Médicale.
                                                                                                Dr Michel Saiveau,
POITIERS, Le 01/01/2012
                                                                                          
 

Mission humanitaire à CUZCO/PEROU. Novembre 2013.

Une mission humanitaire constituée du Dr Michel SAIVEAU, et du DR Kaï O. KAYE de la Ocean Clinic Marbella, s'est constituée en novembre 2013, complétée par le Dr Daniel SATTLER de la Beta Klinik/Bonn, deux infirmières française et anglaise, deux dentistes iraniens, une physiothérapeute espagnole, et un anesthésiste colombien.
Son but était d'apporter aux populations Quechua des hauts plateaux andins, les meilleures techniques de Chirurgie Plastique et Reconstructrice, prodiguées par les équipes entrainées de chirurgiens  séniors expérimentés.
Une vaste population d'adultes et d'enfants éloignée de toute modernité à été traitée puisqu'en 6 jours, 56 opérations ont été réalisées, ainsi que 240 consultations incluant des soins dentaires. Les patients avaient parfois jusqu'à 6 heures de marche pour se rendre dans la Kausay Wasi Clinic de COYA, petit village a deux heures de bus CUZCO.
L'intégralité des investissements humains et des fonds levés à été directement utilisée à des fins de soins, puisqu'aucun intermédiaire institutionnel n'a été necessaire à l'élaboration de cette mission.
 

"Dimanche matin , dès 6 heures une population à la peau cuivrée et aux châles en patchwork colorés est massée en rang devant la porte de la clinique et s’étend jusqu’à 50 mètres après l’angle de la rue. Les larges chapeaux de feutre la protègent déjà du soleil et de ses rayons UV déjà violents. Une vie s’organise dans la rue autour de quelques camelots qui vendent des soupes claires de maïs (chocla) et des empanadas, sur des triporteurs de fortune. A l’intérieur, les consultations s’organisent sans délais, « en team » avec l’indispensable et rassurante traduction d’une infirmière péruvienne. Le large éventail des pathologies autochtones se déploie alors sous nos yeux : les malformations congénitales dominent avec fentes faciales en tous genres, notamment des becs de lièvre requérant des soins bucco-dentaires intriqués, malformations auriculaires complexes, microties, colobomes, malformations cranio-faciales diverses,  syndactylies congénitales, tous types d’angiomes. On observe également des brûlures thermiques étendues récentes ou anciennes, (par chute dans le foyer central à la pièce principale), avec des brides cervicales et des plis de flexion des membres, des mains et du cou historiques !
Les contraintes de temps et de priorité au cours de cette courte mission nous obligent à hiérarchiser en une nécessaire drastique sélection entre anesthésies locales ou générales (l’un des respirateurs s’avérant défectueux), entre ce qui relève de l’urgent ou du confort, entre les très jeunes patients et les plus âgés, entre des objectifs médicaux à la portée de nos humbles moyens et ceux qui ne sont pas réalisables lors de cette semaine ou le seront ultérieurement?..." 


Dr Michel Saiveau,
POITIERS, Le 01/12/2013
 

Communiqué de presse du
Directoire Professionnel des Plasticiens 17 mars 2015.

Profondément soucieux de la santé de leurs patientes, les chirurgiens plasticiens français se préoccupent depuis janvier 2011 du problème du lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) à la suite de l’information qui avait été diffusée par la Food and Drug Administration américaine (FDA).
Les chirurgiens plasticiens français travaillent en effet en étroite collaboration avec leurs instances de tutelle (DGS, ANSM, InCA) et avec les sociétés scientifiques internationales (ASAPS).
Si le sujet est préoccupant, il faut toutefois garder le sens de la mesure et ne pas inquiéter inutilement la population. La fréquence du LAGC est si faible que le risque est encore très difficile à quantifier : 177 cas recensés sur la planète sur 20 millions de femmes porteuses d’implants, des implants mammaires posés depuis + de 40 ans. Pour la même raison, il n’est pas possible d’identifier précisément les facteurs de risque associés à cette pathologie. En particulier, l’importance de la texturation de surface des implants, et le terrain génétique, dont les rôles possibles ont été incriminés, nécessitent encore des études complémentaires.
Il faut rappeler que les implants mammaires préremplis de gel de silicone sont utilisés depuis 1962 dans le monde. Accusés d’augmenter la fréquence des maladies auto-immunes, ils avaient été interdits en France du 28 janvier 1992 au 16 janvier 2001. Aucune étude épidémiologique à l’échelle mondiale n’avait pourtant permis de les incriminer. Il serait regrettable de reproduire aujourd’hui une semblable erreur sous l’emprise de l’émotion.
Tant en chirurgie reconstructrice qu’esthétique, les bénéfices apportés aux patientes par les implants mammaires sont en effet actuellement infiniment supérieurs au risque de LAGC. Ce risque est si faible qu’il ne justifie aucune explantation préventive, quel que soit le type et l’âge de l’implant. Aussi exceptionnel soit-il, ce risque fait dorénavant partie de l’information systématique des personnes candidates à une implantation mammaire, et tous les chirurgiens plasticiens français en connaissent la procédure de dépistage.
Ils profitent de cette occasion pour rappeler que toutes les femmes porteuses d’implants mammaires doivent être systématiquement et régulièrement surveillées. En l’absence d’anomalies cliniques ou radiologiques, il est toutefois inutile de modifier la fréquence et les modalités d’une surveillance annuelle. 
 
Le Directoire Professionnel des Plasticiens (DPP) regroupe les 5 composantes professionnelles de la spécialité :
  • La Société française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE) est la société savante qui regroupe toutes les composantes de la spécialité.
  • La Société française de Chirurgie Esthétique Plastique (SoFCEP) regroupe les chirurgiens plasticiens qui pratiquent de manière prépondérante la chirurgie esthétique
  • Le Collège Français de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (CFCPRE) a pour but la formation initiale et la formation continue des chirurgiens plasticiens. Il regroupe tous les enseignants de la spécialité, universitaires ou non.
  • Le Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE) a pour objet la défense des intérêts professionnels.
  • Plastirisq est l'organisme d'accréditation de la spécialité auprès de la Haute Autorité de Santé. 
 
 

VOUS VOUS EXPRIMEZ ICI...

-Marielle: histoire de son nouveau nez.
mariellekbct-

"Des années de complexes, des jours à pleurer devant son miroir, à subir l’incompréhension autour de soi, à devoir se justifier. Ne pas vouloir..."  

https://www.instagram.com/p/BeGc694Fgup/
 

-WOULD YOU GO UNDER THE KNIFE?  

"Jackie TAYLOR and Louise G. from LONDON gives us their advice..."
   

Louise's Story
 

Implants mammaires- l'isolement français

Paris le 5 avril 2019
L’ANSM vient de prendre, brutalement et unilatéralement, la décision de suspendre les prothèses macro texturées et polyuréthane ne suivant pas en cela les conclusions de ses propres experts du 8 février dernier. Après avoir auditionné les fabricants, les représentants des sociétés savantes que sont la SOFCEP et la SOFCPRE ainsi que les patientes, ce Comité avait conseillé l’exclusion des seules prothèses macro texturées Biocell, surreprésentées dans les cas français de LAGC-AIM répertoriés.
L’ANSM indique, dans son communiqué, que sa décision a été prise « par mesure de précaution », laquelle ne conduit pas toutefois à recommander « une explantation préventive pour les femmes porteuses de ces mêmes implants ».
La SOFCEP et le SNCPRE constate avec effarement que l’histoire se répète, que le moratoire « par précaution » de 1992, suivi de l’interdiction « par précaution » de 1995, ne conduit toujours pas les pouvoirs publics à prendre des décisions sur la seule base d’une exploitation scientifique de statistiques fiables. Une fois de plus, la contagion émotionnelle conduit les responsables sanitaires à diffuser une perception réaliste mais irrationnelle.
L’ANSM a rejeté l’évaluation scientifique et a diffusé, inutilement, une information gravement anxiogène pour les 85% de patientes porteuses d’implants texturés.
Depuis 24 heures et au-delà des inquiétudes liées à leur état de santé, des milliers de femmes interrogent leurs praticiens sur les conditions de prises en charge financière d’une explantation souhaitée bien que non recommandée par la décision de police sanitaire de l’ANSM. Comment concilier l’angoisse provoquée par l’annonce de l’interdiction et l’apaisement lié à la rareté du risque ?
La souffrance des patientes face à l’annonce de l’ANSM doit être entendue et traitée.
La SOFCEP rappelle que, depuis 2011, les plasticiens sont parfaitement informés et formés à diagnostiquer la pathologie rarissime que représente le LAGC-AIM, en s’appuyant notamment sur le réseau Lymphopath. Pris dans sa phase initiale, le simple retrait de l’implant et sa capsule permet de traiter la pathologie.
Les femmes doivent donc sereinement consulter leurs praticiens.
Nous, chirurgiens plasticiens, restons vigilants aux côtés de nos patientes pour les suivre et apporter une réponse de sécurité sanitaire fondée sur des évaluations scientifiques du risque LAGC-AIM.
SOFCEP
SNCPRE
Docteur Sébastien Garson
Chirurgie Esthétique, Plastique et Reconstructrice

Président du SOFCEP, Président Plastirisq, Président d'Honneur SNCPRE